Cette question, nous nous la sommes tous déjà posée personnellement à un moment ou à un autre n’est-ce pas ? Vous et moi, savons à quel point il est difficile de mettre en mot la réponse à cette interrogation, sans qui plus est se cantonner à nos différents rôles sociaux.
Bien souvent on se cherche, parfois même on s’éloigne de notre moi authentique occasionnant ainsi des conflits intérieurs sources de mal-être. Heureusement, certaines fois on arrive à se trouver et ça fait du bien !
Mon parcours en est la preuve et faute de répondre entièrement à la question énoncée, je vais vous en faire partager les grandes lignes.
Pour commencer, je suis née à la Réunion. Mes parents et grands-parents sont également natifs de cette magnifique île sur laquelle j’ai décidé aujourd’hui de revenir pour exercer une passion, un métier, une philosophie, un art de vivre et un art de soin: la naturopathie.
Depuis ma naissance, j’ai été hospitalisée et opéré plusieurs fois et suis passée par de longues périodes de convalescences. J’ai dû rester alitée plusieurs mois et suivre ensuite de nombreuses heures de rééducation. C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai toujours désiré pratiquer la médecine, être dans le soin, partir en voyage, faire de l’humanitaire…
Ayant été patiente à maintes reprises, j’ai sans doute voulu inconsciemment prendre ma revanche en prenant soin des autres à mon tour. Je me suis souvent portée en victime et j’ai longtemps ressenti de la colère, de l’impuissance, de l’incompréhension et de la frustration quant aux situations vécues. Désormais j’ai compris que quoiqu’il puisse se passer et qui malgré tout, nous touche au plus profond de nous -même, nous sommes les seuls à détenir les clés de notre bien-être. Nous vivons les choses telles que nous les voyons. Il suffit donc de changer le regard qu’on porte sur elles, de changer sa manière de voir les événements qui nous arrivent pour les vivre différemment. Certes, facile à dire… plus difficile à faire ! Mais, je vous assure qu’avec de la volonté, de l’entrainement et une bonne dose de lâcher–prise c’est possible ! Chaque jour, j’en fais l’expérience.
J’ai donc choisi de ne plus être une victime et d’accueillir les événements heureux ou malheureux comme des opportunités de me connaître et de me construire un peu plus.
J’ai aussi compris que nous ne sommes pas de simples spectateurs de notre mal ou bien -être. Il ne suffit donc pas d’être soignant pour être acteur de santé. Nous sommes les protagonistes de notre histoire, nous sommes tous les acteurs de notre vie et de ce fait de notre santé.
Nous avons en nous une force inestimée capable de tout accomplir.
Saint-Augustin disait d’ailleurs « Les miracles ne se produisent pas en contradiction avec la nature mais seulement en contradiction avec ce que nous connaissons d’elle ».